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| La confrérie des charitables de Saint-Eloi de BEUVRY : Chapitre 5 - L'époque contemporaine |
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En janvier 1904, le Mayeur DELELIS de la Confrérie de Beuvry rédige une longue lettre à l'un des sénateurs du Pas-de-Çalais, et la Confrérie peut poursuivre sa mission ! La première guerre mondiale va donner un coup de gomme effrayant à Beuvry, comme dans toute la région. Les Charitables mobilisés sont remplacés par des ainés, et pendant 3 ans, sous les divers bombardements, les Charitables continuent à enterrer les défunts, qu'ils soient civils ou militaires, Français, Anglais ou Allemands. Mais en octobre 1917,la Russie fait sa révolution, et pour la réaliser, elle signe un armistice avec l'Allemagne, qui transfère ses troupes du front de l'est sur celui de l'ouest pour livrer la terrible bataille de la Lys. Les troupes britanniques prennent position dans Beuvry, et leurs tirs sont tellement efficaces que les Allemands se persuadent que le clocher de l'Eglise de Beuvry leur sert d'observatoire d'artillerie. Malgré
des renforts en artillerie, les tirs fauchent Beuvry, mais pas le
clocher. C'est l'aviation allemande qui met le feu à la charpente
de l'Eglise et tout brûle, sauf les murs en grès. Heureusement,
les militaires britanniques ont fait évacuer la Commune, et,
pendant 5 ou 6 mois, il n'y aura plus de Charitables pour les inhumations.
Le retour au pays, après la victoire, est dur : il n'y a plus
rien, même le cimetière a été retourné
par les obus, mais le mur est debout, tout comme l'est la Chapelle
de Quinty mais elle est très endommagée :charpente et
toit à refaire, trous dans les murs, et un trou dans le sol
: les soldats britanniques ont creusé un P.C. et un poste de
premiers secours sous la Chapelle. En 1936-1938, la Confrérie de Beuvry fait cadeau des quatre grands vitraux entourant l'autel de Saint-Eloi (nef sud de l'Eglise St-Martin) et fait refaire le banc des Confrères. En l940, la Chapelle de Quinty perdra dans une bourrasque le haut de son clocher. Ajoutons rapidement qu'en 1985, Monsieur Alain Poher, président du Sénat, et de la Société d'Encouragement Au Bien, remet à Paris la Couronne Civique de l'encouragement au bien, et, en 1988, il présidera la commémoration du Huitième Centenaire de la rencontre de Germon et Gauthier, dont les noms seront donnés au nouveau Centre Hospitalier, construit à Beuvry. Enfin, la suppression
du Monopole des Pompes Funèbres remet brutalement en cause
la raison d'être des Charitables. C'est en s'appuyant sur un
article du Code Général des Collectivités Territoriales
que, la première de toutes, la Confrérie de Beuvry demandera
à son Conseil Municipal l'autorisation de poursuivre sa mission
multi séculaire. L'autorisation lui sera donnée le 23
juin 1997, et enregistrée en sous-préfecture le 2 juillet
l997. |

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