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| La confrérie des charitables de Saint-Eloi de BEUVRY : Chapitre 4 - Evolution à travers les siècles |
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En 1530, les travaux de la construction de l'Eglise actuelle vont entraîner un bouleversement partiel du cimetière, car l'Eglise gothique flamande de type "Halle-Kirke" est beaucoup plus vaste que la précédente. La nouvelle église
va voir la famille de Coupigny, seigneur de Belleforière, devenir
les mécènes des Charitables de Beuvry. Ils vont financer
la nef sud de l'Eglise afin de la consacrer à Saint-Eloi et
à sa Confrèrie. Ils feront cadeau de l'autel, mais aussi
du banc de la Confrérie, et si ils se réservent le droit
de se faire inhumer dans le chœur de la Chapelle de Saint-Eloi, ils
demandent que les Prévôts puissent être enterrés
dans la nef, devant le banc de la Confrérie. C'est son petit-fils Philippe de Coupigny, chevalier, et seigneur de Belleforière qui fera cadeau à la Confrérie de Beuvry du terrain où se trouvent la Source de Quinty et la première Chapelle de Quinty (parcelle n° G 53 du cadastre de 1850. Cette parcelle est construite et habitée aujourd'hui, et la source, un puits artésien, est tarie). En 1792, à la Révolution, les Confréries sont interdites et dissoutes, les Chapelles des Charitables sont confisquées, estimées, vendues et détruites, tout ce qui est en or ou en argent va disparaître, et ce sera le cas de la châsse en argent contenant une relique de St-Eloi appelée le "Joyau de Monseigneur Eloy", ainsi que la Sainte-Chandelle! En 1827, le Préfet du Pas-de-Calais publie un arrêté autorisant la construction d'une nouvelle Chapelle. La Confrérie, qui a poursuivi en cachette sa mission sans tenue de cérémonie, reprend son activité au grand jour, et change de tenue vestimentaire pour l'actuelle tenue. Elle va aussi devoir refaire l'étui de sa Sainte-Chandelle, mais impossible de réinventer la relique de St-Eloi, hélas!! Quant à cette deuxième chapelle, elle n'est guère plus grande que la première, et en 1880,après achats de terrains, la chapelle est abattue pour permettre la construction de la Chapelle actuelle. Après la guerre de 1870, le cimetière autour de l'Eglise est devenu insuffisant car la population de Beuvry s'est considérablement accrue avec l'exploitation des mines et ses annexes : la construction et la réparation des péniches, la production d'énergie électrique. Le cimetière va être transféré à l'emplacement qu'il occupe actuellement, car l'évêque d'Arras, qui en est le propriétaire, le donne au Curé-Doyen de Beuvry. Mais un matin de 1890, en portant en terre un défunt, les charitables béats voient s'enfuir une colonie de rats qui retournent vers la décharge publique voisine. A cette époque, il n'y a pas de caveau, les corps sont inhumés en "pleine terre" et la présence des rats ne laisse aucun doute sur les dégâts qu'ils causent ! Les prévôts Jean-Marie Hennebelle et Emmanuel Bailleul réunissent la Confrérie et il est décidé de faire édifier un mur sur toute la partie haute du cimetière, sur des fondations épaisses et profondes pour éviter les galeries souterraines. Une pierre gravée est alors encastrée dans ce mur de briques. Le mur résistera aux deux guerres mondiales et il serait encore debout si une municipalité n'éprouve le besoin de le mettre par terre. La pierre récupérée par la Confrérie a été placée devant le nouveau mur. Quant à ce nouveau cimetière, un petit emplacement de 6 ou 8 places est réservé à la Confrérie. |

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